29 octobre 2013

ONE OK ROCK le 27 octobre 2013 au Bataclan (Paris, FRANCE)

© ONE OK ROCK




Après avoir donné le coup d'envoi de la tournée européenne Who are you?? Who are we?? au Trianon le 23 octobre, ONE OK ROCK s'offrait la scène du Bataclan ce dimanche 27 octobre pour la deuxième date française. Grâce à un rapide sold out, la France est le pays qui bénéficie de deux dates. Preuve que ONE OK ROCK était l'un des groupes les plus attendus dans notre pays depuis quelques années.
Le premier concert parisien fut une réussite, à quoi pouvons-nous nous attendre pour le second show ? Vous connaissez déjà la réponse, non ?

A l'ouverture des portes, le Bataclan se retrouve vite plein à craquer, aussi bien aux balcons qu'en fosse. Certains en profitent pour faire un arrêt au stand de goodies où sweat, T-shirt, CD, DVD et Sticker sont proposés. Les fans patientent dans la joie et la bonne humeur et quand l'heure du coup d'envoi approche, un rappel des règles de bonnes conduites est entendu, plus un message disant : "Le concert au Trianon était excellent, faites autant de bruit ce soir !". On peut compter sur les Clockers pour ça, hurlant déjà à pleins poumons.

​Plongée dans l'obscurité totale, le Bataclan commence à vibrer au son de l'intrigante Introduction ~Where idiot should go~ du dernier album Jinsei × Boku =. Les membres entrent ensemble en scène, saluent les fans déjà surexcités et prennent leur position respective. Pas de problème technique de dernière minute, le concert démarre sans fautes. Sous des jeux de lumière laissant à peine apercevoir la silhouette de Taka, les premières notes de Ending Story?? résonnent, signalant contrairement à son nom, le début d'un show apocalyptique. Ça se confirme dès que Taka hurle dans son micro, que le rythme de la guitare et de la basse s'accélère sur le refrain alors que Ryota et Toru headbanguent sans relâche, dès que le public se met à taper des mains durant Deeper Deeper et que la batterie énergique de Tomoya annonce dans la foulée Nothing Helps. Pendant que le batteur tape sans appréhension, le chanteur incite la salle à se lever.

Après trois premières pistes qui ont envoyé du lourd, un peu de douceur avec C.h.a.o.s.m.y.t.h pour que la fosse puisse reprendre son souffle et accompagner Taka au chant. Les titres les plus énergiques s'avèrent d'un côté horriblement fracassants et de l'autre les ballades sont d'une incroyable intensité et transportent la foule.

La fin de cette première ballade laisse place à un premier échange avec la foule. Taka prononce quelques mots en français, notamment pour dire qu'ils sont de retour à Paris, ce qui ne manque pas de faire sourire les spectateurs. Pour poursuivre avec la piste suivante, Taka s'apprête à relancer son petit rituel en demandant à tout le monde de s'agenouiller et de sauter ensuite. Si au Trianon, le public s'est prêté au jeu, celui du Bataclan préfère rester debout, rétorquant par un : "No, we can't !" à la petite déception du chanteur qui n'insistera pas plus. Néanmoins, les fans n'hésitent pas à sauter activement à chaque refrain de Let's Take it Someday.

© ONE OK ROCK

Les mêmes privilèges sont offert par rapport aux premières dates ; la set list reste la même pour toute la tournée, mais les morceaux minutieusement choisis s'apprécient avec toujours une grande profondeur. Mais surtout, le groupe donne tout pour qu'ils prennent une autre ampleur en live. Malgré un concert à Londres la veille et déjà la moitié de la tournée dans les pattes, ONE OK ROCK ne montre aucun signe de fatigue et se déchaîne autant qu'au premier jour, en s'appropriant chaque espace de la scène et en sautant sur les plates-formes. C'est une ambiance de dingue, unique, qui règne ce soir avec un Bataclan entièrement debout.

Mais les points culminants du concert sont et resteront l'enchaînement Clock Strikes, Be The Light et LIAR. Le son de l'horloge qui introduit le premier morceau, le chant des fans unis main dans la main alors que Taka fait répéter les paroles (on remarque également à ce moment-là le petit clin d’œil fait au clip de la chanson, la plupart ayant reproduit sur leur main la mystérieuse croix noire de Taka), une atmosphère apaisée avec un éclairage qui s'accorde au deuxième morceau, et le troisième affreusement puissant avec un Taka qui termine sa prestation à genoux et hurlant à pleins poumons. A ce moment, on en arrive à se demander si ses cordes vocales ne vont pas lâcher. D'où lui vient toute cette puissance ?

La partie détente et rigolade est réservée pour les MC où chaque membre use d'un français plutôt correct et semble toujours aussi surpris et heureux face à l'accueil des français. Tomoya est toujours très fan de kebab et fièrement il déclare à quel point son estomac est prêt à exploser. Toru, discret et sérieux, annonce avec difficultés : "Je n'ai pas dormi parce que je voulais vous voir. J'aimerai rester en France !". Taka est plus direct en disant "Vous m'avez manqué.". Malgré les "A POIL !" incessants qui suivent, le chanteur refuse toujours de déboutonner entièrement sa chemise (comprenez-le, il est timide, ou presque). Celui qui se dévoue est finalement Ryota qui fait tomber le sarouel pour se balader sur scène en boxer aux motifs léopard. C'est également lui qui, lorsque de nombreux soutifs sont lancés sur scène, se rhabille avec pas moins de trois paires pour déconner. Visiblement, ce genre de cadeaux leur ont fait plaisir.

Les garçons reprennent finalement leur sérieux et poursuivent jusqu'à la fin du show avec des titres furieux qui marquent les esprits. L'osmose est intense entre ONE OK ROCK et son public. Et au milieu de toute cette folie, Taka parvient à glisser quelques mots touchants et vrais comme quoi grâce à la musique, le groupe a pu être en mesure de se tenir sur cette scène française et rencontrer ses fans européens. La musique a permis de réunir ONE OK ROCK et la France ce soir. Et puis, "It's just THE BEGINNING!" ("Ce n'est que le début !"). Un début dont on aimerait qu'il n'y ait jamais de fin.

Le concert se termine en douceur avec Wherever you are, qui est l'unique chanson du rappel et qui laisse échapper une dernière vague d'émotions. Heureux et fiers, les quatre musiciens s'alignent sur scène et saluent en guise de remerciement les fans qui de leur côté applaudissent joyeusement, satisfaits et conquis, le sourire aux lèvres et pour certains les larmes aux yeux.

Après le Trianon, le Bataclan gardera aussi pendant longtemps les traces du passage de ONE OK ROCK. Environ 1h45 de concert intense. Pas de doute, ONE OK ROCK est un groupe taillé pour la scène et à voir au moins une fois dans sa vie. Une énergie sans fin, une aura stupéfiante, de vraies bêtes de scène qui livrent un spectacle incomparable. Le public français se souviendra longtemps des premiers concerts de ONE OK ROCK en France, qui ont sans conteste marqué cette année 2013. Le groupe a fait la promesse de revenir et on les attend déjà !


SET LIST

Introduction ~Where idiot should go~
Ending Story??
Deeper Deeper
Nothing Helps
C.h.a.o.s.m.y.t.h
Let's Take it Someday
Jibun ROCK (じぶんROCK)
Clock Strikes
Be The Light
LIAR
Answer is Near (アンサイズニア)
NO SCARED
Re:make
Kanzen Kankaku Dreamer (完全感覚Dreamer)
The Beginning

ENCORE

Wherever You Are


Remerciements au management de ONE OK ROCK et à B7Klan pour les photos.

© † Parasite Scene † - Kimi

Pour deux fois plus de bons et beaux souvenirs, retrouvez également le live report du concert au Trianon en cliquant sur l'image ci-dessus !

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