25 octobre 2013

ONE OK ROCK le 23 octobre 2013 au Trianon (Paris, FRANCE)

© ONE OK ROCK




Avec un sold out éclair pour le concert Parisien au Bataclan, on ne peut pas dire que les fans français n'attendaient pas ONE OK ROCK avec impatience. Surtout quand celui-ci est parvenu à remplir aussi rapidement le Trianon dans lequel il se produisait ce 23 octobre 2013 pour une date supplémentaire en France et par conséquent la première de la tournée européenne Who are you?? Who are we??. Groupe qui gagne de plus en notoriété à chaque nouvelle composition, possédant une forte fanbase en France et dont les clips raflent sans cesse la première place du J-top de No-Life, ONE OK ROCK est aujourd'hui l'un des groupes J-Rock les plus en vogue et les plus appréciés dans notre pays. La première tournée européenne a enfin pointé le bout de son nez pour le plus grand bonheur des Clockers, marquant les premiers concerts de la formation en dehors de l'Asie.

Les fans de tout âge sont venus patienter aux portes du Trianon dès le petit matin et à l'approche de l'heure H, la file semble interminable. Pas de doute, le Trianon sera bel et bien plein à craquer ce soir. A l'ouverture des portes, les personnes venues assister à ce premier concert parisien prennent rapidement position dans la fosse et aux balcons. Impatients, ceux-ci appellent le groupe pendant que défilent en piste de fond des musique aux sonorités rock afin de déjà mettre le public dans l'ambiance. 20h30 passé, une voix annonce les habituelles règles de bonne conduite ; pas de photos ni de vidéos et cette fois les spectateurs seront plutôt cléments.

Les lumières s'éteignent alors et l'intro du dernier album Jinsei × Boku =, Introduction ~Where idiot should go~, se fait entendre. Dans l'obscurité quasi totale, Tomoya, Ryota, Toru et Taka entrent en piste. Mais voilà qu'une chose à laquelle on était loin de s'attendre vient stopper musique et hurlements et rallumer les lumières. Taka prend le micro et annonce que le concert va bientôt débuter et un membre du staff ajoute en français qu'il y a encore quelques problèmes techniques à régler et demande de patienter encore quelques instants. Un faux départ qui éveille encore plus l'impatience de la foule mais qui n'est plus qu'un mauvais souvenir quelques minutes plus tard quand la salle plonge à nouveau dans le noir total pendant que la même musique d'intro est relancée.

Ending Story?? démarre aussitôt dans la continuité de la piste d'ouverture, tout comme sur l'album. Taka murmure le premier couplet avant de déclencher un raz-de-marrée par la force de ses cordes vocales lorsqu'il se met à hurler dans son micro. C'est un démarrage en trombe qui envoie du lourd et les problèmes techniques du début se sont bien envolés. Le son passe impeccable et on est en mesure d'entendre chaque instrument. "Ending Story" vous dîtes ? Non ! Là c'est bel et bien le début d'une histoire, d'un show qui promet d'être renversant. Deeper Deeper arrive dans la foulée où tout le monde tape des mains en rythme, suivi après des battements lourds signalant le début de Nothing Helps. Seulement trois chansons et le public est à genoux. ONE OK ROCK en met déjà pleins la vue et les fans ne sont pas au bout de leurs surprises.

Taka salue une première fois la foule pour ensuite reprendre avec des titres toujours aussi puissants. La set list de cette première date européenne s'avère être en béton. Certes, il est difficile de faire un choix parmi les nombreuses bonnes compositions du groupe datant d'hier ou d'aujourd'hui, mais les plus impressionnantes en live sont de mise, piochés dans les trois derniers albums Niche Syndrome, Zankyou Reference et Jinsei × Boku =. Et à chaque piste, la magie opère : le rendu live et l'ambiance font des morceaux comme LIAR, Jibun ROCK et Kanzen Kankaku Dreamer des véritables ondes de choc, le public chante à tue-tête les paroles, des milliers de bras sont levés et les membres de ONE OK ROCK enflamme la scène comme des monstres : Ryota et Toru sautent et headbanguent en rythme tandis que les cordes de leurs instruments vibrent nerveusement. Tomoya frappe avec énergie sur sa batterie et Taka est totalement déchaîné, bondissant sur la plate-forme située devant lui et faisant tournoyer le câble rouge relié à son micro. Et petit détail, preuve que le quatuor prend un malin plaisir à jouer sur cette scène du Trianon ; chaque membre a le sourire aux lèvres et semble surpris devant une réponse aussi positive et enjouée de la part de chaque fan présent.

L'ambiance est au rendez-vous, la tension à son comble. Mais pour Taka, ce n'est pas encore assez. Suite à un cours discours, le chanteur demande à ce que l'audience se lâche encore plus. Il demande d'abord à la foule de s'asseoir pour se préparer à bondir et à rebondir au rythme de Let's Take it Someday. 3, 2, 1, JUMP ! Le public s’exécute et saute sans relâche à chaque refrain en parfaite synchronisation avec les musiciens, créant une alliance parfaite entre les deux parties. Cette union se confirme avec Clock Strikes où groupe et fans chantent tous ensemble, Taka faisant répéter les paroles du refrain à plusieurs reprises.

© ONE OK ROCK

Après la fureur et la frénésie, place à l'émotion le temps de quelques ballades pour apaiser les âmes. La plus marquante reste Be The Light qui n'est que plus magique grâce à un petit projet mené par les fans français. Dès les premières notes, tout le monde brandit un origami en forme de fleur et ce, durant toute la chanson, formant un magnifique océan d'origami, pour enfin les lancer sur scène (ou plutôt au pied de la scène). Les membres restent bouche bée devant ce geste touchant, certains versant leur petite larme, notamment Taka qui quitte la scène pendant quelques minutes.
Pendant ce laps de temps, les autres musiciens improvisent un solo. On a droit à un petit combo basse/guitare. Les cordes de la basse de Ryota vibrent avec puissance si bien que les murs du Trianon en tremblent presque, et les riffs de guitare de Toru font frémir les tympans de plaisir, sous des jeux de lumières beaux et travaillés, passant du rouge aux tons mauves et bleu foncé en une poignée de notes.

Pour le plus grand plaisir de l'audience, le groupe fait l'effort de parler et de se présenter en français avec un brin d'humour. Ryota demande si "Ça gaaaze ?". Tomoya est content de révéler que la veille il a "mangé du kebab" et qu'il adore ça. Toru déclare que les français sont tous extraordinaires et Taka termine en disant qu'ils sont heureux de jouer en France et qu'il nous "kiffe", avant de divaguer et de répéter "A POIL !" après le public qui continue d'insister pour bénéficier d'un strip-tease. Le chanteur commence à déboutonner sa chemise mais... s'arrête aussitôt. Désolée Mesdames, mais il est trop timide pour ça !

Pour annoncer la piste suivante, Taka souhaite que quelqu'un traduise ses mots prononcés en japonais. Ainsi le chanteur descend dans la fosse pour trouver une traductrice (et bien sûr, nombreuses sont celles qui se portent volontaire). Pour Answear is near, tout le monde devra encore accompagner au chant. Ainsi le morceau démarre avec des Wohoo Hoho Hoho lancés des quatre coins de la salle. Encore une fois, ONE OK ROCK et son public ne font plus qu'un en chantant ensemble. Puis le combo NO SCARED/Re:make déclenche une nouvelle vague de folie pour enfin laisser place à la dernière chanson. Taka fait la promesse de revenir en ajoutant "It's the last song but we will come back. It's The Beginning" ("C'est la dernière chanson mais nous reviendrons. Ce n'est que le début").

Plus d'1h30 de concert de passé, et le public réclame un rappel aussitôt le groupe reparti en coulisses. En raison des problèmes techniques qui ont retardé le lancement du concert, ONE OK ROCK n'offre malheureusement qu'un rappel composé d'une seule chanson. Mais pas n'importe laquelle : Wherever you are qui fait le bonheur de l'auditoire. L'émotion se lit sur les visages tandis que Taka fredonne "Wherever you are, I always make you smile" et dans le chant des fans, on comprend que ce sentiment est partagé. Les membres remercient une dernière fois la foule, le sourire aux lèvres, et se retirent, laissant sur la scène du Trianon des marques d'un concert sensationnel.

Cette année 2013 s'est vite qualifiée de très bonne année pour la J-musique, avec la venue de groupes incontournables et populaires en France. ONE OK ROCK faisait partie de ces groupes et ce premier concert à Paris restera sans conteste l'un des meilleurs de cette année. ONE OK ROCK a mis le feu sur la scène du Trianon tout en cherchant à interagir au maximum avec le public. Le quatuor a livré un show incroyable et mené à la perfection grâce à une set list détonante (même si on regrette un peu l'absence des premiers titres cultes), grâce à une pêche incroyable dont faisaient preuve les quatre musiciens, partageant leur joie de se produire sur une scène française. Et sans oublier les fans qui ont été réceptifs et enthousiastes du début à la fin et qui ont offert un accueil plus que chaleureux qui n'a pas manqué de faire de ce concert de quasiment deux heures une expérience inoubliable pour le groupe. Une expérience qui aurait certainement duré un peu plus longtemps si il n'y avait pas eu les soucis techniques du début. Cette première tournée européenne, qui ne sera certainement pas la dernière, s'offre un très bon début. Comme l'a dit Taka, "It's THE BEGINNING, we will come back". Et en effet, après Bonn et Londres, ONE OK ROCK reviendra déjà pour la seconde date en France et montera cette fois sur la scène du Bataclan le 27 octobre.


SET LIST

Introduction ~Where idiot should go~
Ending Story??
Deeper Deeper
Nothing Helps
C.h.a.o.s.m.y.t.h
Let's Take it Someday
Jibun ROCK (じぶんROCK)
Clock Strikes
Be The Light
LIAR
Answer is Near (アンサイズニア)
NO SCARED
Re:make
Kanzen Kankaku Dreamer (完全感覚Dreamer)
The Beginning

ENCORE

Wherever You Are


Remerciements au management de ONE OK ROCK et à B7Klan pour les photos.

1 commentaire:

  1. Excellent report !!! Toutes les émotions et les descriptions sont impeccables et j'ai l'impression de revivre ce concert magique !! Il restera à coup sûr gravé dans la mémoire de toutes et tous !!!

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