30 août 2013

Interview avec SPYAIR

© Sony Music Associated Records


Depuis sa signature avec le label Sony Music Associated Records en 2010, SPYAIR voit sa popularité augmenter constamment avec de nombreux singles et albums à succès, des morceaux poignants et énergiques dont on ne compte plus le nombre ayant servi de tie-up. Après avoir sorti son nouvel album MILLION le 7 août dernier, SPYAIR aura l'opportunité de le faire découvrir aux fans français lors de son premier concert en France à l'occasion du Tokyo Crazy Kawaii. Très enthousiastes, le groupe promet une performance unique le 22 septembre prochain au Parc Floral de Paris. Mais avant cela, SPYAIR a accepté de répondre aux questions de Parasite Scene concernant sa carrière, sa vision de la musique et ses projets.


Bonjour SPYAIR. Merci d’avoir accepté de répondre à cette interview. Pouvez-vous tout d'abord vous présenter ?
SPYAIR : Nous sommes un groupe de rock formé de IKE au chant, UZ à la guitare et programmation, MOMIKEN à la basse et KENTA à la batterie.

Pourquoi SPYAIR ? Quelle est la signification de ce nom ?
SPYAIR : Il n’y a pas vraiment de signification (rires). On a trouvé que ça sonnait bien.

Pouvez-vous nous raconter votre première rencontre et comment s'est formé le groupe ?
IKE : MOMIKEN, KENTA et moi-même étions ensemble au collège. Au moment d’entrer au lycée, nous nous sommes dit "Ce serait cool de former un groupe !" et tout a commencé comme ça. UZ est arrivé plus tard et SPYAIR était né !

Comment est née votre passion pour la musique ? Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous tourner vers le métier de musicien ?
MOMIKEN : Quand nous étions jeunes, c’était vraiment la grande mode des groupes de rock, qu’ils soient majors ou indépendants. On rêvait de faire partie de ce monde. Faire des concerts, composer des chansons : la vie d’un musicien est très cool. Et quand en plus il y a des gens qui écoutent et aiment nos chansons, ça donne vraiment envie de continuer.

Si vous deviez décrire votre univers musical en trois mots, lesquels seraient-ce ?
IKE : C’est difficile... L’un d’entre eux doit être "plaisir". En japonais, le mot "musique" s’écrit avec les caractères "son" et "plaisir". S’il n’y a pas de plaisir, ce n’est pas de la musique. Un autre serait "empathie" : par la composition et l’écriture, nous sommes toujours à la recherche d’une empathie avec le public. On veut partager des sentiments par notre musique, comme l’amour, le plaisir, la colère ou la solitude. Un dernier mot serait "LIFE". On réalise nos rêves grâce à la musique : elle nous permet de gagner notre vie et nous nourrit grâce à l’affection des fans. La musique nous offre tout ce qu’il faut pour vivre.

Comment se déroule la réalisation de vos morceaux ? Qui écrit ? Qui compose ? Quel est le rôle de chaque membre ?
UZ : Je m'occupe de composer les chansons et MOMIKEN se charge d'écrire les paroles. IKE est là pour donner la touche finale aux chansons. KENTA lui, il met l’ambiance ! (rires)

Qu'est-ce qui vous inspire lorsque vous composez ? Vos paroles sont-elles tirées de moments marquants ou de votre vie quotidienne ?
UZ : Je compose les chansons à partir de petites touches d’inspirations qui me viennent quotidiennement. Des CDs que j’écoute, par exemple.
MOMIKEN : Les paroles me viennent d’un sentiment d’insatisfaction de la situation présente. C’est pourquoi nos chansons ont toujours une part de lumière et une part d’ombre.

Quels sont les artistes qui vous influencent le plus ?
KENTA : Musicalement, ce serait Linkin Park.

Vous avez collaboré avec le rappeur Seamo le temps d'une chanson, Rock This Way. Avec quels autres artistes japonais ou internationaux souhaiteriez-vous également collaborer ?
UZ : Il y a beaucoup d’artistes avec lesquels on aimerait collaborer. Pas seulement des musiciens, mais aussi pourquoi pas des danseurs, des peintres, des architectes ? On est toujours en train d’essayer d’élargir nos possibilités !

A la formation du groupe, aviez-vous pour but de vous produire en dehors du Japon ?
SPYAIR : On ne pense pas vraiment en terme de but... Mais s’il y a des gens qui nous attendent quelque part, il est sûr qu’on voudrait y aller ! C’est cet état d’esprit qui nous a permis de commencer à nous produire à l’étranger.

Vous avez d’ailleurs eu l’occasion de jouer en Corée du sud lors du JISAN VALLEY ROCK FESTIVAL. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué lors de cette performance ? Souhaiteriez-vous renouveler ce type d’expérience ?
IKE : Ce qui était génial, c’est que bien que nous chantions en japonais, le public a tout de suite mis l’ambiance, même si beaucoup ne devaient pas comprendre les paroles ! Peu après le début du concert, de plus en plus de gens sont arrivés pour nous applaudir. Nous avons en quelque sorte démoli la barrière de la langue. On aimerait y retourner autant de fois que possible !

L’ambiance générale et le public vous ont-ils paru différents de ceux de vos concerts au Japon ?
IKE : C’était différent, oui ! C’est très stimulant en tant que groupe de se produire devant différents publics et faire l’expérience de différentes réactions. On a vraiment hâte de voir comment le public français nous accueillera !

ENZEL, qui était au poste de DJ, a décidé de quitter le groupe en fin d’année 2012, mais vous avez décidé de ne pas le remplacer et de poursuivre vos activités à quatre. Pourquoi ce choix ?
IKE : ENZEL a décidé lui-même de quitter le groupe. Comme nous avions commencé le groupe à quatre, il nous a paru naturel de continuer ainsi.

Le 7 août est sorti votre nouvel album MILLION. Pourquoi ce nom ? Qu’évoque le mot "MILLION" pour vous ?
MOMIKEN : Nous sommes de la génération qui a toujours écouté de la musique en achetant des CDs. Pour nous, sur un CD, il y a plus que du son : il y a les émotions et les souvenirs de toutes les personnes qui ont acheté et aimé le CD. C’est pour partager ces émotions que nous avons fait cet album, dans le but de le faire écouter à un million de personnes. C’est un challenge car en ce moment, les CDs se vendent de moins en moins bien.

Pouvez-vous nous révéler quelques informations sur cet album ?
UZ : C’est le troisième album que nous sortons depuis que nous avons signé en tant que major. Toute notre expérience en tant que groupe major est concentré sur ce disque ! Si vous voulez connaître SPYAIR, il faut absolument que vous l’écoutiez !

Quelle(s) chanson(s) représente(nt) le mieux l'univers de SPYAIR ?
IKE : Pour découvrir l’univers de SPYAIR, le mieux est encore d’écouter un album du début à la fin ! Ecoutez donc l’album MILLION de la piste 1 à la piste 11, vous verrez ce que nous voulons dire.

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous à l'idée de vous produire prochainement en France lors du Tokyo Crazy Kawaii ?
UZ : On a vraiment hâte de découvrir comment les Français nous accueilleront et quel genre d’ambiance ils mettront dans la salle.

Y a-t-il des pays dans lesquels vous souhaiteriez jouer prochainement ou tout simplement visiter ?
SPYAIR : On irait n’importe où pourvu qu’on puisse y jouer ! Mais surtout, on aimerait retourner plusieurs fois dans les pays où l’on joue, et en faire notre "maison", c’est pourquoi on voudrait revenir en France par la suite.

Le rêve de nombreux jeunes artistes japonais est de pouvoir se produire un jour au Nippon Budokan. C’est un souhait que vous avez pu réaliser le 18 décembre dernier. Quel a été votre sentiment à cette idée ? Comment avez-vous vécu ce concert ?
MOMIKEN : Jouer au Budokan était notre objectif de l’année dernière, et c’est vraiment devenu un repère dans notre carrière. Du coup, le concert a fourni une base pour nous permettre de réaliser de nouveaux rêves ! On aime bien se dire que c’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Mais le concert au Budokan a été une expérience géniale qui nous a permis de donner le meilleur de nous-mêmes pour les fans, et de beaucoup réfléchir sur la performance scénique. C’est vraiment la meilleure salle de concert. C’est aussi pourquoi on aimerait beaucoup renouveler cette expérience !

Et donc désormais, quels sont les prochains objectifs en tant que SPYAIR ?
IKE : Continuer sérieusement à jouer en live et à composer des chansons. Faire des concerts gigantesques en plein air. Si on pouvait réunir un million de personnes, ce serait splendide !

Si vous n'aviez pas fait de la musique, quel métier auriez-vous souhaité exercer ?
IKE : Pilote de bateaux de course.
UZ : Pilote d’avion.
MOMIKEN : J’ai beau réfléchir, je ne trouve pas d’autre métier qui me plairait. Il y a plein de choses que j’aimerais essayer mais la seule vraiment indispensable pour moi, c’est la musique.
KENTA : Métier du web.

Merci beaucoup de nous avoir accordé du temps. Pouvez-vous laisser un petit message pour les lecteurs de Parasite Scene ?
SPYAIR : Nous avons vraiment hâte de nous produire en France ! Vraiment vraiment ! Et faire découvrir notre musique aux Français et découvrir le pays ! On va rendre ce concert unique !


Remerciements à SPYAIR et à Charlotte Naudin pour avoir rendu cette interview possible.

2 commentaires:

  1. ahhhhhhhhh C'est trop cool, tu sais que je suis méga fan de ce groupe. Trop génial parce que les questions sont assez différentes des miennes, donc merci. J'ai tellement hâte de le voir sur scène !!!!
    Merci Kimi super interview

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    1. Hehe oui, tu m'en avais parlé :).
      Merci pour le commentaire ! Au plaisir de lire votre interview !

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