25 février 2013

Conférence de presse de Kyary Pamyu Pamyu à Paris

© † Parasite Scene † - Kimi


Mignonne, pétillante et souriante, la jeune Kyary Pamyu Pamyu, mannequin et chanteuse japonaise, espérait depuis son passage à Japan Expo l'été dernier revenir très vite dans notre cher pays. Ce fut finalement chose faite avec la planification d'une tournée mondiale qui passait par la France, mais aussi et avant, par la Belgique. Parvenue à séduire les adeptes français de J-musique grâce à son univers mélangeant kawaii et glauque, ses titres simples mais joyeux, ses chorégraphies enfantines, la jeune fille âgée d'à peine 20 ans s'apprêtait à donner ses premiers concerts solo à Bruxelles et Paris. Mais avant cela, Kyary était présente à Paris, ce vendredi 8 février 2013, pour donner une conférence de presse et ainsi répondre aux questions des journalistes concernant son univers et ses influences musicales.

© † Parasite Scene † - Kimi

D'où vient le nom de Kyary Pamyu Pamyu ?
C'était un surnom que j'avais quand j'étais lycéenne. C'est comme ça que l'on m'appelait. Cependant, je trouvais que "Kyary" n'avait pas assez d'impact donc je me suis demandée pourquoi ne pas y rajouter "Pamyu Pamyu", ça pouvait être rigolo. Finalement, je suis contente de ce nom "Kyary Pamyu Pamyu" car tout le monde me dit que c'est difficile à prononcer ou à retenir, mais c'est aussi grâce à ça que j'ai pu me faire connaître en quelque sorte.

Avez-vous prévu quelque chose de spécial pour vos fans européens lors de vos concerts ?
Quand je suis venue pendant Japan Expo, le public était vraiment extraordinaire, c'était génial. Donc cette fois-ci, ce sera pareil, malgré la barrière de la langue, nous allons faire en sorte que ce soit juste amusant avec tout le monde. J'aimerai créer quelque chose avec le public.

Comment avez-vous été repérée pour devenir mannequin pour les magazines Kera! ou Zipper ? Etait-ce grâce à votre look dans la rue par exemple ?
C'est bien par Kera! que ça a commencé quand j'étais lycéenne. Avec une amie, nous nous rendions au carrefour d'Harajuku et c'est comme ça que l'on m'a repérée. Au début, ce n'était que des petites photos de rue, appelées "street snap". Ensuite j'ai commencé à poser pour Kera!. Ça a duré à peu près un an, un an et demie.

Quelles sont vos inspirations vestimentaires ? Avez-vous des personnes ou des personnages qui vous influencent ?
Aujourd'hui, je n'ai pas vraiment d'icône de mode qui m'inspire mais quand j'étais lycéenne, c'était Gwen Stefani qui chantait à l'époque Harajuku Girls. A ce moment j'ai trouvé ça génial, ça m'a donné envie de devenir cette "Harajuku Girl".

Laquelle de vos tenues a été la plus fun à porter sur scène ?
Quand j'ai donné mon concert au Budokan au Japon, je portais une robe violette avec des ailes. Lorsque je me suis envolée au-dessus de la scène et que j'ai ouvert les bras, j'ai libéré comme une sorte de poudre enchantée. J'avais l'impression d'être une fée. C'était un rêve d'enfant qui se réalisait.

Ce n'est pas facile de renouveler autant ses tenues. Combien de stylistes et de fashion designer travaillent pour vous ? Y a-t-il des créateurs français que vous aimez en particulier ?
J'ai une styliste avec qui je travaille depuis PON PON PON et avec qui je créé les costumes. C'est moi qui m'occupe de dessiner les costumes que j'aimerais porter et ma styliste se charge de les confectionner à partir de mes dessins. Je ne connais pas beaucoup de créateurs français, donc n'hésitez pas si vous avez des noms à me conseiller !
Pouvez-vous donner le nom de la styliste en question ?
Il s'agit de Kumiko Iijima. Elle est très connue au Japon.

Avez-vous déjà des idées sur les prochaines tendances de la mode à Harajuku et sur votre prochain clip ?
Il n'y a pas vraiment de tendance à Harajuku car il se passe tellement de choses en même temps. Donc je ne saurais pas dire quelles seront-elles. Concernant mon prochain clip, ce sera celui de mon prochain single, Ninja ri banban, et l'idée serait donc de s'inspirer des Ninjas, avec des shurikens, etc...

© † Parasite Scene † - Kimi

Vous voyez-vous plutôt comme une icône de la mode qui chante ou plutôt une chanteuse qui prend soin de son apparence ?
Je ne me prétend pas être une icône de la mode qui chante mais plutôt une artiste qui aime bien la mode. Pour moi le plus important, c'est de pouvoir faire les deux à la fois.

Pouvez-vous revenir sur votre expérience dans Japan in Motion ?
C'était une émission où l'on parle des Harajuku Girls. Les gens qui regardent cette émission savent ce qu'ils se passe à Harajuku. Quand je suis venue à Japan Expo, c'était avec des mannequins de Harajuku. Japan in Motion fut vraiment une superbe expérience. Avoir participé à cette émission m'a permise d'obtenir du soutien de la part de mes fans français.

En quelques mots, comment voudriez-vous qu'on décrive votre musique ?
Ma musique représente un son assez rigolo, très positif, mais au niveau des paroles, il y a un côté plus profond. Il y a aussi des mots qu'on a inventé, comme "Tsukema Tsukeru", "Furisodeshon". Ce ne sont ni des mots japonais ni anglais, mais ils peuvent être "accessibles" par tous les étrangers.

Aimeriez-vous faire un duo avec un artiste japonais ou international ? Si oui, lequel ?
J'ai été très influencée par Gwen Stefani, Lady Gaga et Katy Perry donc cela me plaîrait beaucoup de faire un duo avec elles. Je ne connais pas beaucoup d'artistes français mais j'aime beaucoup Yelle, j'ai regardé pas mal de clips sur Youtube de cette artiste.

Avez-vous déjà été contacté par des artistes qui aimeraient collaborer avec vous ? Comme le producteur de Justin Bieber par exemple ?
Je ne pense pas avoir été contacté par le producteur de Justin Bieber mais j'ai un souhait très fort de collaborer avec des artistes étrangers. J'espère que ça arrivera un jour.

Vous avez eu la chance de participer au Kouhaku Uta Gassen. Quelle a été votre réaction en apprenant votre invitation ? Comment ça s'est passé en coulisses avec les grandes stars de la J-musique ?
Le Kouhaku Uta Gassen est une émission très connue diffusée au réveillon du nouvel an. Pour une artiste débutante comme moi, c'était vraiment un honneur d'y participer. J'avais un trac énorme. En coulisses il y avait beaucoup d'artistes très connus donc j'étais très très timide.

Lorsque vous avez été découverte, est-ce que vous vous imaginiez la carrière que vous avez aujourd'hui ? Si vous n'aviez pas eu cette carrière-là, qu'auriez-vous aimé faire ?
Evidemment, je n'imaginais pas une telle carrière mais on m'a donné cette chance, c'était mon rêve. J'ai donc donné tout ce que je pouvais. Je n'imaginais pas non plus pouvoir donner des concerts à l'étranger, donc ce n'est vraiment que du bonheur ! Je me sens très bien en tant qu'artiste donc j'avoue que c'est difficile pour moi de vous dire ce que j'aurais aimé faire à la place.

Comment se passe votre collaboration avec Yasutaka Nakata qui produit la plupart de vos chansons ?
Yasutaka Nakata est un producteur que j'adorais déjà avant qu'on travaille ensemble. C'est un grand honneur. Nos collaborations viennent souvent lors de conversations autour d'un dîner. C'est souvent pendant ces moments-là que viennent l'inspiration et les idées pour les morceaux.

Il y a cette histoire d'une membre d'AKB48 qui s'est rasée la tête pour expier ses pêchés suite à des photos publiées dans un journal people, révélant qu'elle avait passé la nuit avec un garçon. Que pensez-vous de cette affaire et de la pression exercée sur les idols ?
En effet, au Japon le métier d'idol renferme beaucoup de pression et il y a beaucoup d'interdictions. Me concernant, je ne suis pas une idol donc je peux en quelque sorte faire ce que je veux, je ne suis pas prisonnière de ce système comme ces filles du même âge que le mien. Mais cela me fait quand même mal au cœur. Je ne peux que leur souhaiter bon courage dans leur métier.

Avez-vous envie d'explorer d'autres domaines artistes que le chant et la mode ?
J'aimerai designer, créer des choses, pas spécialement des vêtements. Ceci dit, j'aime vraiment le métier d'artiste. Ce que je souhaite c'est de continuer sur cette voie, à la fois au Japon et à l'étranger.

© † Parasite Scene † - Kimi


Propos recueillis par Kimi et Baptiste (Nihon no OTO). Remerciements à Kyary Pamyu Pamyu et à Sarah (Soundlicious).

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