20 juillet 2012

SCREW le 9 juin 2012 au Divan du Monde (Paris)

© PS COMPANY Co.,Ltd.




Le temps n'est pas au beau fixe dans la capitale française en ce début du mois de juin. Malgré cela, nombreux sont les fans de la première heure et les amateurs de visual kei discrets qui se réunissent aux portes du Divan du Monde. Car aujourd'hui, se tient le premier concert parisien de SCREW, groupe indie de chez PS Compagny, dans le cadre de sa tournée EUROPE TOUR 2012 『蠍-SASORI-』.

Si cette formation a longtemps et souvent été comparée à DIR EN GREY et the GazettE, les adeptes du milieu rock/visual possèdent une assez bonne estime evers le quintette. Avec des titres lourds et déjantés, une instru accrocheuse accompagnée de growls agressifs, SCREW semble avoir plus d'un tour dans son sac et peut sans doute en impressionner plus d'un en live (à confirmer après le concert de ce soir). Torpedo Productions, organisateur de l'évènement a, comme à son habitude, trouvé la solution pour attirer la foule, ou du moins, les membres du fan-club. Pour ces derniers, une rencontre avec le groupe est prévue, incluant photo, séances de dédicaces et de questions/réponses.

Les heures défilent, la file se rallonge peu à peu et l'impatience augmente. Pour passer l'attente peu supportable notamment lorsque la pluie s'invite à la partie, Torpedo Productions prend la bonne initiative de vendre les goodies devant la salle. Ainsi les personnes qui le désiraient ont pu s'offrir en avance photoset, CDs/DVDs, T-shirt ou encore bracelets, sacs et towel...

C'est à 18h30 que les membres du fan club sont invités à entrer, après vérification de leur place et leur carte de membre. Une heure plus tard, c'est au tour des spectateurs restants de pouvoir pénétrer dans la salle.
Pour ce premier concert de SCREW à Paris, le Divan du Monde s'est implanté dans un décor assez simple et intime. Dominé par des lumières rouges, c'est à travers un faisceau blanc que l'on parvient à distinguer la banderole du groupe suspendue derrière la batterie.

Le concert n'a pas encore commencé qu'on peut alors sentir une tension et une excitation de plus en plus envahissante dans le public composé d'une centaine de personnes environ. Une excitation également présente chez le groupe, impatient de monter sur scène. Du moins, c'est ce qu'a témoigné un membre du staff de Torpedo Productions, peu avant le coup d'envoi de la soirée.

C'est donc dans une atmosphère assez électrique que les cinq membres de SCREW font leur apparition sur scène pour entamer le show avec Death's door. Agréable surprise puisqu'il s'agit d'un des titres phares du second album, Fusion of the core. Très vite la tension monte, le groupe évacuant déjà toute la fureur qui était en lui. La chanson commence à peine que Byo chauffe le public et se jette sur les premiers rangs, tandis que Rui, Manabu et Kazuki se placent au bord de la scène. C'est une véritable ambiance de folie qui règne en ce début de concert et cela n'est pas prêt de se calmer.

Même si du côté de la mise en scène, il n'y a rien de particulièrement innovant avec des jeux de lumières souvent tournés vers les tons rouges, il en est autrement du jeu et de la présence scénique du groupe qui s'avère convaincante. On a pu remarquer que le groupe était très heureux d'être là et chaque membre ne s'est pas privé de la témoigner.
Byo poursuit ses envolées dans la fosse, montrant l'exemple aux autres membres du groupe qui finiront par suivre le mouvement au fil de la soirée, pour au final se rapprocher toujours plus les fans afin de les satisfaire.

L'ambiance qui règne durant tout le concert s'avère donc être plutôt torride. En effet, comme il a été souligné plus haut, le groupe ne manque pas d'occasion pour entrer en contact avec son public. En plus de se donner à fond physiquement, les musiciens enchaînent les déplacements sur scène, les headbang et n'hésite pas à offrir une bonne dose (parfois abusive) de fan-service. Ils ne s'imposent aucune limite au risque de tourner parfois au ridicule. Cela ne déplaît pas pour autant à la foule qui a de quoi se rincer l'œil, surtout lorsque Byo et Rui s'échangent un long baiser avant que ce dernier fasse de même avec quelques fans du premier rang. SCREW en profite aussi pour communiquer, parfois un peu trop fréquemment mais en sachant toujours comment enflammer de plus belle la fosse.

Pendant pratiquement 1h30 de show, le groupe propose ses titres les plus représentatifs du mouvement visual kei, avec une bonne partie extraite du dernier album BIRAN. Les grands classiques comme VEGAS ou Gather Roses sont aussi à l'honneur. Des morceaux rythmés qui s'avèrent plus intenses en live et devant lesquels le public est réceptif, alternant entre pogos et sauts et en chantant en chœur certains morceaux. En interprétant leurs titres les plus marquants, les membres de SCREW montrent leurs nombreuses capacités et leur bon jeu de scène, bien qu'on puisse aussi souligner quelques petites imperfections dans le chant de Byo.

Après avoir offert une prestation correspondant aux attentes des fans, SCREW revient mettre une dernière fois le feu avec deux chansons qui constituent le rappel. Ce qui a tendance à laisser un petit goût amer au public qui aurait aimé que le live dure plus longtemps. C'est cependant avec fierté et satisfaction que le groupe est acclamé avant de se retirer définitivement.

Pour sa première fois sur une scène française, SCREW a su donner une performance digne de lui. Pour les amateurs de visual kei, il va de soi qu'il s'agit d'un groupe à voir absolument en live. Bien qu'il ait été jugé court pour certains, SCREW a pu faire ses preuves et conquérir le public français qui semble s'être amusé du début à la fin. Le groupe a assuré par son énergie folle et son fan-service un peu trop fréquent mais qui n'a pas déplu pour autant. Le visual kei est toujours là et son ambiance déjanté en concert aussi. On espère revoir SCREW très vite chez nous !


SET LIST

-SE-
Death's door
Gather Roses
VEGAS
-MC-
Sakura no Ame
Cursed Hurricane
DIE・KILLER・DEAD
-MC-
The Abyss
DUALITY
DEEP SIX
-MC-
Wing-Ding
UNWORLDNESS KINGDOM
Barbed wire
S=r&b

Rappel

RAGING BLOOD
Nanairo


Live report rédigé avec le support de Kimi.

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